13/04/2011

Parcours Ascensionnel, Christian Lagrange

Parcour Ascentionel.JPG

 

L’artiste nous propose une architecture en bois de mélèze sous la forme d’une spirale. Protégé des regards, le visiteur entame un parcours intime – proche de l’écorce de l’arbre et des branches – qui débouche sur une impossibilité d’aller plus loin sinon dans l’imaginaire ou la contemplation du parc par de petits trous percés dans la palissade qui nous protège d’une chute possible parce que l’on a pris de la hauteur dans ce remarquable tulipier.

 

Lagrange.jpg

 

Pour résumer mon parcours, je dirais que depuis ma plus tendre enfance j’ai toujours été obnubilé par l’architecture et le dessin. A cinq ans déjà, je passais des heures avec un tube de colle et quelques feuilles de carton à construire des maquettes de maisons. L’école par contre a été un passage plus que pénible, jusqu’au jour où j’ai pu m’en extraire et obtenir le diplôme nécessaire en vue de réaliser les études que je souhaitais, à savoir « l’architecture d’intérieur ». Six années d’études passionnantes qui m’ont offert un réel plaisir. Mais une fois dans la vie professionnelle, face à la crise de l’époque, il n’y avait pas réellement de débouchés. Très vite je me suis rendu compte qu’il était difficile de vivre uniquement de la vente de mes idées d’aménagement. Aussi j’ai été amené à offrir la conception des projets pour autant que je puisse les réaliser. Il s’agissait d’aménagements d’intérieurs divers, aménagements de cuisines, salles de bain, greniers ou autres petits travaux.

Christian Lagrange.jpgUn jour un architecte m’a demandé de réaliser un atelier ou un grand cabanon pour une artiste peintre. Cela m’a donné l’idée d’en réaliser un avec mes enfants et devant ces exemples, rapidement et de fil en aiguille d’autres projets ont suivi. Le principe du cabanon a eu d’autant plus de succès qu’il répondait à la flambée des prix de la construction. Le cabanon a toujours été une manière de revenir à l’essentiel, de s’alléger de toutes sortes de faux besoins. On n’y accumule et thésaurise rien, il exclut toute notion de richesse, il n’y a pas de place pour y accumuler des objets, on ne s’y encombre de rien et on n’y consacre pas d’investissements importants. Tout cela répondait à une de mes démarches favorites, l’approche de la «simplicité-volontaire » . L’idée de consommer moins et d’habiter plus simplement et de cultiver l’art de vivre dans des espaces réduits à l’essentiel en recherchant des petits agencements astucieusement organisés. Un autre thème que je cherche à développer est celui de l’habitat groupé. Voilà plus de 25 ans que j’habite de la sorte et ne puis faire autrement que de proposer l’idée à d’autres. Plutôt que de construire votre maison isolée, c’est l’idée d’habiter à plusieurs, de se regrouper en écohameaux en se partageant le terrain, des sanitaires et infrastructures communes. C’est une manière d’affronter la crise écologique actuelle tout en douceur, en partageant des biens et des équipements communs ou en utilisant des ressources naturelles durables et performantes que vous ne seriez pas en mesure de vous permettre en étant seul.

http://www.festival5saisons.org/

07.jpg

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (2) | Tags : liege et sa region |  Facebook

12/04/2011

Trio Inaccessible, Bob Verschueren

Trio inaccessible.JPG

 

Trois peupliers remarquables menaçaient de disparaître complètement du paysage du parc en raison du danger qu’ils représentaient pour le public. L’artiste proposa cependant de prolonger la vie des troncs en les ajustant à des hauteurs différentes.

Il imagina ensuite d’y planter à leur sommet trois jeunes arbres de la même essence dont la principale caractéristique des feuilles est de frissonner au moindre vent.

L’œuvre symbolise ainsi trois chandeliers, trois flammes d’espoir qui s’éclairent au crépuscule.

 

07.jpg        http://www.festival5saisons.org/

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liege et sa region |  Facebook

11/04/2011

Babel Végétal, Bob Verschueren

Babel végétal.JPG

 

À partir de quatre arbres coupés – chêne d’Amérique, hêtre, épicéa commun et merisier, l’artiste empilent les troncs pour former une seule tour végétale et rendre ainsi une seconde vie à du bois mort. Bob Verschueren aurait-il imaginé cette œuvre métaphorique pour nous rappeler que chaque essence d’arbre évoque un langage de signes qu’il nous appartient d’identifier pour l’apprécier et le respecter

 

http://www.festival5saisons.org/07.jpg

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liege et sa region |  Facebook

09/04/2011

Squat, Bob Verchueren

Squat.JPG

 

Imaginez un nuage d’étourneaux qui rentrent chez eux. Dans un arbre condamné à terme, l’artiste a installé un immeuble à 24 appartements sous la forme d’une commode. Les oiseaux accepteront-ils de vivre comme nous ? Selon les ornithologues, cette espèce apprécierait la cité dortoir.

 

Squat 2.JPG

 

                                             Après avoir pratiqué la peinture, Bob Verschueren débute en 1978 ses "wind paintings", pigments naturels répandus au vent dans le paysage. De ce tournant décisif viendra son intérêt pour la nature et le végétal en particulier. Depuis, il a réalisé plus de 270 installations en Europe et ailleurs. Il investigue aussi d'autres domaines tel que le son ("Catalogue de plantes", début en 1995), la gravure ("phytogravures", début en 1999), la photographie, etc. Un terrain vague, une forêt, un espace d'exposition… sont pour lui autant d'ateliers. Ses installations sont autant de réflexions sur l'indéfectible lien qu'il y a entre la vie et la mort, sur les liens parfois contradictoires qu’il y a entre l’homme et le reste de la nature.                  

                                                                   http://www.festival5saisons.org/  Bob Verschueren.jpg

 

07.jpg

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liege et sa region |  Facebook

08/04/2011

l'étang du Coeur, Werner Moron

étang du coeur.JPG

 

En sortant du film de science-fiction de James Cameron - Avatar, l’artiste a décidé d’imaginer un cœur virtuel en lui attribuant un volume, un poids, une circonférence et une hauteur à partir de laquelle il serait tombé, telle une météorite, au cœur du parc de Hauster. « Qu’adviendrait-il si la virtualité se manifestait ? » interroge l’artiste…

C’est dans l’expérience du temps que l’œuvre révèlera toute sa signification. Ce cœur en creux provoqué par l’impact de la chute va accueillir progressivement l’eau, la faune et la flore. Il ne restera un jour que le souvenir de celui-ci. La nature l’aura complètement investi, enseveli. Il deviendra alors un étang.

 

Werner Moron.jpg Werner Moron vit à Liège, travaille sur les cinq continents. Né à Berchem (Anvers), le 18 janvier 1962.
Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Liège, peinture de chevalet, juin 1991.
Plus grande distinction.

Artiste multiforme et multidisciplinaire, son oeuvre échappe à tout classement rapide. Il répugne à se décrire comme artiste dans le sens ou l'entendent les institutions muséales ou les galeries. Werner Moron s'intéresse avant toute chose à l'acte posé, à l'intervention dans la société. Pour lui, l'art est une manière d'être, de révêler aussi ce que l'on ne parvient plus à voir et d'agiter des idées. C'est pourquoi sa démarche se situe dans le quotidien qui l'entoure, son quartier, la rue, l'actualité. Du dispositif ludique au concept, l'ensemble forme la cohérence.

07.jpg

http://www.festival5saisons.org/

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liege et sa region |  Facebook

06/04/2011

l'hérompre, Marvayus

Hérompre.JPG

 

À partir d’une branche morte tombée sur l’eau de la Laide Heid, les artistes sont intervenus subtilement avec des pigments naturels colorés afin d’accentuer l'image poétique qu'elle donne d'un oiseau. Un héron, habitué du parc, vient régulièrement s’y perché ainsi que de nombreux oiseaux.

L’oeuvre participe à la volonté du Festival des 5 Saisons de maintenir du bois mort dans les espaces publics en raison de la richesse écologique qu’il constitue lorsque insectes et champignons le colonisent.

 

Héron.JPG

 

http://www.festival5saisons.org/07.jpg

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (2) | Tags : liège et sa région |  Facebook

05/04/2011

Arbozotus, Marvayus

Arbozotus.JPG

 

Les tronçons d'un arbre abattu – car ce dernier constituait un danger pour les visiteurs –  forment l’ossature presque complète d’un arbre d’un autre temps. À la manière des squelettes exposés dans les musées d'histoire naturelle, des tiges métalliques soutiennent l’installation, conférant à l'ensemble le curieux statut d'objet précieux. Restitué en position couchée, près du sentier, une partie de sa colonne vertébrée vous invite à vous y asseoir.

 

Marvayus.jpgMarvayus est né en 2008 de l'association de deux jeunes créateurs issus de l'architecture, engagés dans une approche socio-constructive de l'aménagement. La mise en relation humaine et environnementale par le projet, lequel ne devient plus seulement "objet" mais "relation", est le coeur de leur engagement territorial. Cette présence plus généreuse aux milieux de vie nourrit l'action poétique, le souffle collectif et devient la clé pour l'aération du futur.

Formé de la bruxelloise Chloé De Wolf (bourse Godecharles 2009) et du québécois Joël Larouche, leur travail touche à la scénographie, à l'installation paysagère et à l'architecture comme projet de solidarité. Leur première oeuvre collective, l'Oiseausphère de Percé (Québec), réalisée dans la communauté pendant un an, vient de remporter le Prix Aménagement 2010 Les Arts et la Ville. Nouvellement basée à Liège en Belgique, leur pratique se démontre mobile et transdisciplinaire, à l'échelle des enjeux qui sont devenus, eux aussi, planétaires.

07.jpg

http://www.festival5saisons.org/

 

10:01 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liege et sa region |  Facebook

04/04/2011

Sépulture pour un chene, Michel Davo

Sépulture pour un chène.JPG

 

Le rituel de la mort est scénographie autour d’un arbre – abattu avant qu’il ne tombe en raison de son mauvais état phytosanitaire. Alors que le tronc déposé sur un lit de pommes de pins se décompose, déjà, un jeune chêne lâche ses premières feuilles. Eternel recommencement… Ici, faire œuvre relève d’un processus de délégation où la nature se charge du renouveau de la vie.

À différents moments de l’année, l’artiste imagine de rendre hommage au chêne par une cérémonie consistant à modifiant la nature du recouvrement du sol. Glands, noyaux, feuilles mortes, graines locales apporteront une ponctuation colorée dans le calendrier des saisons.

 

Michel Davo.gif

Michel Davo est un artiste qui vit au contact de la nature et y puise son inspiration.

Ses recherches depuis les années 2000 se sont orientées vers  un " Art Environnemental ".
qui se situe dans le prolongement du « Land Art » mais avec des préoccupations écologiques incitant à une réflexion sur les cycles naturels de la vie et sur une prise de conscience de nos actions vis-à-vis de la nature.

http://www.festival5saisons.org/               07.jpg

 

 

12:31 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liège et sa région |  Facebook

02/04/2011

Skin 2, Mehmet Ali Uysal

Skin 2.JPG

 

La sculpture s’inscrit dans l’interaction entre le pincement de la couche supérieure de la pelouse et le soulèvement de celle-ci par une pince à linge de six mètres de haut. L’artiste joue avec les échelles et les proportions : nous voyageons dans l’univers de Gulliver pour mieux nous rappeler que l’on marche sur une peau que l’on appelle la planète Terre.

 

SITE%20PORTRAIT.jpgLe monde d'aujourd'hui est un monde en constant devenir dans lequel le procédé de création, d'exposition et de perception de l'art est inévitablement connecté au lieu de sa production et de sa situation. C'est pourquoi, dans l'art contemporain, l'espace est un paramètre de première importance qui a le pouvoir d'influencer l'œuvre, l'artiste et le spectateur.

Dans les travaux de Mehmet Ali Uysal, l'espace est le facteur majeur. Pour lui, l'espace d'exposition est une partie inséparable de son installation sculpturale et vidéo. Uysal rend l'invisible visible en connectant l'art et son contexte. Il révèle l'espace qui entoure l'œuvre et l'inscrit, l'incruste dans le monde qui l'entoure. L'endroit où l'œuvre se situe est la raison et la cause de sa création...

07.jpg                 http://www.festival5saisons.org/

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liège et sa région |  Facebook

01/04/2011

les vanités du Ginkgo, Christine Mawet

Vanités.JPG

 

Dans de petite sépultures transparentes, des feuilles de ginkgo cousues finissent leur vie dans des chromatismes et des formes aléatoires. Les feuilles se dessèchent, se contractent, quittent leur tranquille horizontalité pour se dresser vers le ciel, se recroqueviller et subir d'imprévisibles transformations...

 

Ginkgo.JPG

 

De disparition en effacement, l’artiste a fini par broder sur des feuilles mortes de ginkgo, assemblées deux par deux. D’une mort végétale naît alors une vie nouvelle, forcément éphémère. Tandis que toute vie se retire, les feuilles désormais indissociables se dessèchent, se contractent, quittent leur tranquille horizontalité pour se dresser vers le ciel, se recroqueviller, créer d’étonnants paysages miniatures… L’artiste les assemble alors une nouvelle fois. Les posant côte à côte, elle crée d’étonnants paysages photographiques de fin du monde. Horizon désert d’après l’apocalypse, d’où la vie pourrait bien resurgir une fois encore.

Mawet.jpg

Née à Rocourt en 1971, Christine Mawet est diplômée de La Cambre en design textile et diplômée de l’IHECS en communications sociales. Elle développe depuis plusieurs années un travail associant création textile, dessin, photographie et installation.

http://www.festival5saisons.org/

07.jpg

10:00 Écrit par Jilou dans Général | Commentaires (0) | Tags : liège et sa région |  Facebook